Livre d’or
Nous vous invitons à partager vos témoignages et vos expériences. Votre soutien et vos mots réconfortants sont précieux pour notre communauté. Ensemble, nous œuvrons pour le bien-être spirituel et l’accompagnement dans le deuil. Merci de contribuer à cette belle aventure humaine.
NOUS VOUS FAISONS PART DE L'ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL "LE PROGRES" du 31 octobre 2016 POUR NOTRE ASSOSIATION
ARTICLE ECRIT PAR SOPHIE RAGUIN
PARLER A SES MORTS, CERTAINS Y CROIENT
À la Toussaint, chacun pense à ses morts. Certains essaient de leur parler. Ainsi, chaque année, l'association caladoise "Chemin de vie" organise, au plus près du 1er novembre, une séance de "médiumnités". Elle aura lieu le 6. Nous avions "testé" la séance précédente.
"Je vais vous demander de décroiser vos bras et vos jambes pour que les énergies circulent". En ce
dimanche après-midi, du 9 octobre, la médium Sylvie Franck est venue à Villefranche "communiquer avec les esprits", à l'invitation de l'association caladoise "Chemin de vie". Une soixantaine de personnes d'âge très varié, dont moins de 10 hommes, sont assises dans la salle. Certains viennent pour la première fois. D'autres sont des habitués.
Certains sont convaincus d'avoir déjà eu des "signes" ou des "messages" de leur disparu. D'autres sont sceptiques. Tous, pourtant, viennent avec le même espoir: pouvoir rentrer en contact avec leur disparu, dont ils ont déposé une photo, face cachée, sur la table devant la médium.
Deuil ancien ou très récent, en tout cas, l'émotion, voire la tension, est palpable.
"Je vois un bébé, qui marche à quatre pattes autour de nous, qui est parti d'une grave maladie, ça parle à l'un de vous ? ". C'est par ce premier flash que la médium se lance. Après un silence, une femme finit par intervenir: " ]”ai une petite sœur qui est morte à 8 mois, mais je ne l'ai pas connue".
La médium :"En tout cas, elle vous dit qu'elle va bien, qu'elle vous aime ".
Des messages, mais pas pour tous.
Plus tard, "j'ai un Maurice. Ça parle à quelqu'un? Un monsieur avec une canne ?".
Une dame réagit, son père marchait effectivement les derniers temps avec une canne.
Sylvie Franck poursuivra ainsi pendant environ une heure et demie, parfois la main à l'oreille comme si elle écoutait son for intérieur, parfois en regardant l'une des photos apportées par l'assistance.
Tous n'auront pas de "message" ce jour-là. D'autres retrouveront dans les détails donnés par la médium qui un père, qui un cousin, qui sa femme.
Difficile, pourtant, d'être convaincue, en tant que simple spectateur, quand certaines informations semblent si banales, qu'on sait qu'elles pourraient s'appliquer à une majorité.
Comme s'adressant à une mamie : " Vous avez bien un livret de messe? Et bien, votre mari vous dit de le garder". Ou: "votre père, il fumait pas la pipe?, Si? Car, je le vois en train de fumer".
Quand ses propositions n'ont pas d'écho, la médium n'hésite pas à reformuler jusqu'à ce qu'un rapprochement puisse se faire avec l'un des disparus que les membres du public sont venus pleurer.
Par exemple : "]e vois des chiffres autour de lui. Ah, vous me dites qu'il bricolait. Ces chiffres, c'est des mesures, alors". Ou encore : "Ah bon, vous n'êtes pas végétarien? C'est que vous allez le devenir alors".
Parfois, associer le message avec un défunt est laborieux, et même impossible, comme quand elle s'adresse à l'accompagnant d'une maman éplorée: "Votre fils vous dit: prends soin de toi, papa. Ah, vous n'êtes pas son père? Mais alors, vous avez joué un rôle de père ?" Réponse encore négative. Sylvie Franck ne s'explique pas cette erreur. A-t-elle perdu le "lien"? Elle se reconcentre pour se "reconnecter". Ce sera, en apparence, son seul échec de la séance. Car chaque "message qu'elle transmet" semble toucher son destinataire, provoquant sourire, recueillement ou larmes.
"Il aime l'odeur de votre soupe".
Que le message soit: "Il vous dit qu'il est temps de changer votre congélateur ", "il aime bien l'odeur de votre soupe ", "il vous demande pardon de vous avoir laissés", ou encore "il n'aurait pas trouvé des parents plus formidables que vous", le propos est toujours positif, plein de bienveillance, sans jugement.
Plus bluffant, la médium saura trouver que tel fils d'un papa en deuil de la salle était pompier, ou que tel autre enfant, prématurément disparu, connaissait un certain Toto. Ou encore qu'un Ethan fait partie des disparus.
Véritable don ou chance? Libre à chacun de se faire son opinion.
Sophie Raguin
"Nous allons vers un siècle spirituel"
"Dites à maman que je suis au taquet". C'est grâce à ces mots que Simone Audoire confie avoir été sûre que la médium, face à elle, était bien en contact avec son fils, décédé à 32 ans dans un accident de moto ; "il utilisait toujours cette expression". Depuis, cette ancienne éducatrice, 66 ans, affirme avoir reçu d'autres messages du disparu, par d'autres médiums mais aussi par elle-même, son don s'étant, développé via l'écriture "automatique" ou des "flashs": "Il me raconte sa vie dans l'au-delà". La mère de famille a rejoint l'association "Chemin de Vie", où elle occupe la fonction de vice-présidente. C'est aussi suite à un décès, celui de sa maman, que la présidente et fondatrice de l'association, Marie-Claude Stopaj, s'est tournée vers le paranormal. Elle a longtemps côtoyé une célèbre médium, en la personne d'Hélène Bouvier. L'ancienne infirmière, 77 ans, confie : "]'étais frappée de voir comme des gens cassés, au bord du suicide parfois, repartaient vers la vie, au fur et à mesure des messages qu'ils recevaient".
Plus tard, installée à Villefranche, elle se résout à créer une association. "À la première conférence, nous n'étions que 35 personnes. Aujourd'hui, avec le bouche-à-oreille et notre site internet, on remplit les 80 places ; on doit même refuser du monde, il est plus prudent de réserver".
Face à la demande, elle crée un groupe spécifique pour les parents ayant perdu un enfant, pour qu'ils puissent échanger entre eux sur leur souffrance, sans la retenue à laquelle on s'astreint vis-à-vis de ses proches pour les préserver.
Chaque conférence organisée par "Chemin de vie", environ une par mois, se termine par une séance dite de "médiumnités" (fait de communiquer avec les esprits). Et, au plus près du 1er novembre, une séance y est uniquement consacrée, car "les gens pensent plus à leurs morts au moment de la Toussaint".
Un bon médium serait celui qui "parvient à donner des détails tellement réels, comme une description, un prénom, un objet, que la personne ne peut pas douter de l'authenticité. Tout ce qui est dit n'est pas forcément profond; le message du défunt peut être léger. Ce qui revient en tout cas, toujours, c'est l'amour dont sont entourés ces morts".
Il serait même possible de communiquer avec les animaux.
Mais, il n'y a pas de voyance.
"Notre public est très varié, avec de plus en plus de jeunes. Les gens sont en quête de sens. Même des scientifiques s'y intéressent. Nous allons vers un siècle spirituel". L'association, qui compte une trentaine d'adhérents, n'a pas de but lucratif. Elle ne démarche pas. Le prix de l'entrée, modique, sert à couvrir les frais. L'adhésion n'est pas obligatoire. Il faut aussi préciser que "Chemin de vie" ne prône aucune religion.
NOUS VOUS FAISONS PART DE L'ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL "LE PROGRES" du 31 octobre 2016 POUR NOTRE ASSOSIATION
ARTICLE ECRIT PAR SOPHIE RAGUIN
PARLER A SES MORTS, CERTAINS Y CROIENT
À la Toussaint, chacun pense à ses morts. Certains essaient de leur parler. Ainsi, chaque année, l'association caladoise "Chemin de vie" organise, au plus près du 1er novembre, une séance de "médiumnités". Elle aura lieu le 6. Nous avions "testé" la séance précédente.
"Je vais vous demander de décroiser vos bras et vos jambes pour que les énergies circulent". En ce
dimanche après-midi, du 9 octobre, la médium Sylvie Franck est venue à Villefranche "communiquer avec les esprits", à l'invitation de l'association caladoise "Chemin de vie". Une soixantaine de personnes d'âge très varié, dont moins de 10 hommes, sont assises dans la salle. Certains viennent pour la première fois. D'autres sont des habitués.
Certains sont convaincus d'avoir déjà eu des "signes" ou des "messages" de leur disparu. D'autres sont sceptiques. Tous, pourtant, viennent avec le même espoir: pouvoir rentrer en contact avec leur disparu, dont ils ont déposé une photo, face cachée, sur la table devant la médium.
Deuil ancien ou très récent, en tout cas, l'émotion, voire la tension, est palpable.
"Je vois un bébé, qui marche à quatre pattes autour de nous, qui est parti d'une grave maladie, ça parle à l'un de vous ? ". C'est par ce premier flash que la médium se lance. Après un silence, une femme finit par intervenir: " ]”ai une petite sœur qui est morte à 8 mois, mais je ne l'ai pas connue".
La médium :"En tout cas, elle vous dit qu'elle va bien, qu'elle vous aime ".
Des messages, mais pas pour tous.
Plus tard, "j'ai un Maurice. Ça parle à quelqu'un? Un monsieur avec une canne ?".
Une dame réagit, son père marchait effectivement les derniers temps avec une canne.
Sylvie Franck poursuivra ainsi pendant environ une heure et demie, parfois la main à l'oreille comme si elle écoutait son for intérieur, parfois en regardant l'une des photos apportées par l'assistance.
Tous n'auront pas de "message" ce jour-là. D'autres retrouveront dans les détails donnés par la médium qui un père, qui un cousin, qui sa femme.
Difficile, pourtant, d'être convaincue, en tant que simple spectateur, quand certaines informations semblent si banales, qu'on sait qu'elles pourraient s'appliquer à une majorité.
Comme s'adressant à une mamie : " Vous avez bien un livret de messe? Et bien, votre mari vous dit de le garder". Ou: "votre père, il fumait pas la pipe?, Si? Car, je le vois en train de fumer".
Quand ses propositions n'ont pas d'écho, la médium n'hésite pas à reformuler jusqu'à ce qu'un rapprochement puisse se faire avec l'un des disparus que les membres du public sont venus pleurer.
Par exemple : "]e vois des chiffres autour de lui. Ah, vous me dites qu'il bricolait. Ces chiffres, c'est des mesures, alors". Ou encore : "Ah bon, vous n'êtes pas végétarien? C'est que vous allez le devenir alors".
Parfois, associer le message avec un défunt est laborieux, et même impossible, comme quand elle s'adresse à l'accompagnant d'une maman éplorée: "Votre fils vous dit: prends soin de toi, papa. Ah, vous n'êtes pas son père? Mais alors, vous avez joué un rôle de père ?" Réponse encore négative. Sylvie Franck ne s'explique pas cette erreur. A-t-elle perdu le "lien"? Elle se reconcentre pour se "reconnecter". Ce sera, en apparence, son seul échec de la séance. Car chaque "message qu'elle transmet" semble toucher son destinataire, provoquant sourire, recueillement ou larmes.
"Il aime l'odeur de votre soupe".
Que le message soit: "Il vous dit qu'il est temps de changer votre congélateur ", "il aime bien l'odeur de votre soupe ", "il vous demande pardon de vous avoir laissés", ou encore "il n'aurait pas trouvé des parents plus formidables que vous", le propos est toujours positif, plein de bienveillance, sans jugement.
Plus bluffant, la médium saura trouver que tel fils d'un papa en deuil de la salle était pompier, ou que tel autre enfant, prématurément disparu, connaissait un certain Toto. Ou encore qu'un Ethan fait partie des disparus.
Véritable don ou chance? Libre à chacun de se faire son opinion.
Sophie Raguin
"Nous allons vers un siècle spirituel"
"Dites à maman que je suis au taquet". C'est grâce à ces mots que Simone Audoire confie avoir été sûre que la médium, face à elle, était bien en contact avec son fils, décédé à 32 ans dans un accident de moto ; "il utilisait toujours cette expression". Depuis, cette ancienne éducatrice, 66 ans, affirme avoir reçu d'autres messages du disparu, par d'autres médiums mais aussi par elle-même, son don s'étant, développé via l'écriture "automatique" ou des "flashs": "Il me raconte sa vie dans l'au-delà". La mère de famille a rejoint l'association "Chemin de Vie", où elle occupe la fonction de vice-présidente. C'est aussi suite à un décès, celui de sa maman, que la présidente et fondatrice de l'association, Marie-Claude Stopaj, s'est tournée vers le paranormal. Elle a longtemps côtoyé une célèbre médium, en la personne d'Hélène Bouvier. L'ancienne infirmière, 77 ans, confie : "]'étais frappée de voir comme des gens cassés, au bord du suicide parfois, repartaient vers la vie, au fur et à mesure des messages qu'ils recevaient".
Plus tard, installée à Villefranche, elle se résout à créer une association. "À la première conférence, nous n'étions que 35 personnes. Aujourd'hui, avec le bouche-à-oreille et notre site internet, on remplit les 80 places ; on doit même refuser du monde, il est plus prudent de réserver".
Face à la demande, elle crée un groupe spécifique pour les parents ayant perdu un enfant, pour qu'ils puissent échanger entre eux sur leur souffrance, sans la retenue à laquelle on s'astreint vis-à-vis de ses proches pour les préserver.
Chaque conférence organisée par "Chemin de vie", environ une par mois, se termine par une séance dite de "médiumnités" (fait de communiquer avec les esprits). Et, au plus près du 1er novembre, une séance y est uniquement consacrée, car "les gens pensent plus à leurs morts au moment de la Toussaint".
Un bon médium serait celui qui "parvient à donner des détails tellement réels, comme une description, un prénom, un objet, que la personne ne peut pas douter de l'authenticité. Tout ce qui est dit n'est pas forcément profond; le message du défunt peut être léger. Ce qui revient en tout cas, toujours, c'est l'amour dont sont entourés ces morts".
Il serait même possible de communiquer avec les animaux.
Mais, il n'y a pas de voyance.
"Notre public est très varié, avec de plus en plus de jeunes. Les gens sont en quête de sens. Même des scientifiques s'y intéressent. Nous allons vers un siècle spirituel". L'association, qui compte une trentaine d'adhérents, n'a pas de but lucratif. Elle ne démarche pas. Le prix de l'entrée, modique, sert à couvrir les frais. L'adhésion n'est pas obligatoire. Il faut aussi préciser que "Chemin de vie" ne prône aucune religion.
ARTICLE ECRIT PAR SOPHIE RAGUIN
PARLER A SES MORTS, CERTAINS Y CROIENT
À la Toussaint, chacun pense à ses morts. Certains essaient de leur parler. Ainsi, chaque année, l'association caladoise "Chemin de vie" organise, au plus près du 1er novembre, une séance de "médiumnités". Elle aura lieu le 6. Nous avions "testé" la séance précédente.
"Je vais vous demander de décroiser vos bras et vos jambes pour que les énergies circulent". En ce
dimanche après-midi, du 9 octobre, la médium Sylvie Franck est venue à Villefranche "communiquer avec les esprits", à l'invitation de l'association caladoise "Chemin de vie". Une soixantaine de personnes d'âge très varié, dont moins de 10 hommes, sont assises dans la salle. Certains viennent pour la première fois. D'autres sont des habitués.
Certains sont convaincus d'avoir déjà eu des "signes" ou des "messages" de leur disparu. D'autres sont sceptiques. Tous, pourtant, viennent avec le même espoir: pouvoir rentrer en contact avec leur disparu, dont ils ont déposé une photo, face cachée, sur la table devant la médium.
Deuil ancien ou très récent, en tout cas, l'émotion, voire la tension, est palpable.
"Je vois un bébé, qui marche à quatre pattes autour de nous, qui est parti d'une grave maladie, ça parle à l'un de vous ? ". C'est par ce premier flash que la médium se lance. Après un silence, une femme finit par intervenir: " ]”ai une petite sœur qui est morte à 8 mois, mais je ne l'ai pas connue".
La médium :"En tout cas, elle vous dit qu'elle va bien, qu'elle vous aime ".
Des messages, mais pas pour tous.
Plus tard, "j'ai un Maurice. Ça parle à quelqu'un? Un monsieur avec une canne ?".
Une dame réagit, son père marchait effectivement les derniers temps avec une canne.
Sylvie Franck poursuivra ainsi pendant environ une heure et demie, parfois la main à l'oreille comme si elle écoutait son for intérieur, parfois en regardant l'une des photos apportées par l'assistance.
Tous n'auront pas de "message" ce jour-là. D'autres retrouveront dans les détails donnés par la médium qui un père, qui un cousin, qui sa femme.
Difficile, pourtant, d'être convaincue, en tant que simple spectateur, quand certaines informations semblent si banales, qu'on sait qu'elles pourraient s'appliquer à une majorité.
Comme s'adressant à une mamie : " Vous avez bien un livret de messe? Et bien, votre mari vous dit de le garder". Ou: "votre père, il fumait pas la pipe?, Si? Car, je le vois en train de fumer".
Quand ses propositions n'ont pas d'écho, la médium n'hésite pas à reformuler jusqu'à ce qu'un rapprochement puisse se faire avec l'un des disparus que les membres du public sont venus pleurer.
Par exemple : "]e vois des chiffres autour de lui. Ah, vous me dites qu'il bricolait. Ces chiffres, c'est des mesures, alors". Ou encore : "Ah bon, vous n'êtes pas végétarien? C'est que vous allez le devenir alors".
Parfois, associer le message avec un défunt est laborieux, et même impossible, comme quand elle s'adresse à l'accompagnant d'une maman éplorée: "Votre fils vous dit: prends soin de toi, papa. Ah, vous n'êtes pas son père? Mais alors, vous avez joué un rôle de père ?" Réponse encore négative. Sylvie Franck ne s'explique pas cette erreur. A-t-elle perdu le "lien"? Elle se reconcentre pour se "reconnecter". Ce sera, en apparence, son seul échec de la séance. Car chaque "message qu'elle transmet" semble toucher son destinataire, provoquant sourire, recueillement ou larmes.
"Il aime l'odeur de votre soupe".
Que le message soit: "Il vous dit qu'il est temps de changer votre congélateur ", "il aime bien l'odeur de votre soupe ", "il vous demande pardon de vous avoir laissés", ou encore "il n'aurait pas trouvé des parents plus formidables que vous", le propos est toujours positif, plein de bienveillance, sans jugement.
Plus bluffant, la médium saura trouver que tel fils d'un papa en deuil de la salle était pompier, ou que tel autre enfant, prématurément disparu, connaissait un certain Toto. Ou encore qu'un Ethan fait partie des disparus.
Véritable don ou chance? Libre à chacun de se faire son opinion.
Sophie Raguin
"Nous allons vers un siècle spirituel"
"Dites à maman que je suis au taquet". C'est grâce à ces mots que Simone Audoire confie avoir été sûre que la médium, face à elle, était bien en contact avec son fils, décédé à 32 ans dans un accident de moto ; "il utilisait toujours cette expression". Depuis, cette ancienne éducatrice, 66 ans, affirme avoir reçu d'autres messages du disparu, par d'autres médiums mais aussi par elle-même, son don s'étant, développé via l'écriture "automatique" ou des "flashs": "Il me raconte sa vie dans l'au-delà". La mère de famille a rejoint l'association "Chemin de Vie", où elle occupe la fonction de vice-présidente. C'est aussi suite à un décès, celui de sa maman, que la présidente et fondatrice de l'association, Marie-Claude Stopaj, s'est tournée vers le paranormal. Elle a longtemps côtoyé une célèbre médium, en la personne d'Hélène Bouvier. L'ancienne infirmière, 77 ans, confie : "]'étais frappée de voir comme des gens cassés, au bord du suicide parfois, repartaient vers la vie, au fur et à mesure des messages qu'ils recevaient".
Plus tard, installée à Villefranche, elle se résout à créer une association. "À la première conférence, nous n'étions que 35 personnes. Aujourd'hui, avec le bouche-à-oreille et notre site internet, on remplit les 80 places ; on doit même refuser du monde, il est plus prudent de réserver".
Face à la demande, elle crée un groupe spécifique pour les parents ayant perdu un enfant, pour qu'ils puissent échanger entre eux sur leur souffrance, sans la retenue à laquelle on s'astreint vis-à-vis de ses proches pour les préserver.
Chaque conférence organisée par "Chemin de vie", environ une par mois, se termine par une séance dite de "médiumnités" (fait de communiquer avec les esprits). Et, au plus près du 1er novembre, une séance y est uniquement consacrée, car "les gens pensent plus à leurs morts au moment de la Toussaint".
Un bon médium serait celui qui "parvient à donner des détails tellement réels, comme une description, un prénom, un objet, que la personne ne peut pas douter de l'authenticité. Tout ce qui est dit n'est pas forcément profond; le message du défunt peut être léger. Ce qui revient en tout cas, toujours, c'est l'amour dont sont entourés ces morts".
Il serait même possible de communiquer avec les animaux.
Mais, il n'y a pas de voyance.
"Notre public est très varié, avec de plus en plus de jeunes. Les gens sont en quête de sens. Même des scientifiques s'y intéressent. Nous allons vers un siècle spirituel". L'association, qui compte une trentaine d'adhérents, n'a pas de but lucratif. Elle ne démarche pas. Le prix de l'entrée, modique, sert à couvrir les frais. L'adhésion n'est pas obligatoire. Il faut aussi préciser que "Chemin de vie" ne prône aucune religion.
